Vous cherchez un dessert protéiné pour allier plaisir et santé, mais hésitez entre les versions 0% matière grasse et celles allégées en sucre ? Ces deux options, prisées aussi bien par les sportifs que par les adeptes de régimes, promettent des bénéfices nutritionnels opposés. Pourtant, leur intérêt réel dépend de vos objectifs : perte de poids, gestion de la glycémie ou récupération musculaire. Notre test comparatif, mené sur des produits phares comme le Skyr ou les yaourts Light&Free, met en lumière leurs atouts et leurs angles morts. De quoi déterminer lequel mérite une place régulière dans votre frigo – et lequel risque de compliquer vos efforts.
À retenir
- Le 0% matière grasse (ex. Skyr) concentre les protéines (jusqu’à 11g/100g) et le calcium, idéal pour la sèche musculaire, mais son acidité et sa texture très dense ne font pas l’unanimité.
- Les allégés en sucre (ex. Light&Free) limitent les pics d’insuline grâce aux édulcorants (aspartame, sucralose), mais leur impact sur le microbiote intestinal reste discuté.
- Le Skyr (fromage frais) est plus riche en probiotiques et ferments lactiques que les yaourts classiques, mais son prix (environ 1,20€/100g) est 2 à 3 fois supérieur à un yaourt 0% standard.
- Pour la satiété, les protéines du 0% MG l’emportent (20 à 30 g/portion), tandis que les versions édulcorées misent surtout sur la gourmandise contrôlée pour limiter les grignotages.
- Les édulcorants (comme la stévia) sont perçus comme moins risqués que l’aspartame, mais leur effet sur l’appétit à long terme reste débattu.
Le duel des desserts protéinés : deux philosophies nutritionnelles
Derrière ces deux solutions se dessinent deux approches distinctes de l’alimentation dite « saine ». D’un côté, le 0% matière grasse repose sur un écrémage poussé du lait pour éliminer presque tous les lipides (moins de 0,1g/100g), tout en conservant les protéines et le calcium. De l’autre, les allégés en sucre réduisent les glucides simples (souvent remplacés par des édulcorants) pour limiter l’impact sur la glycémie. Ces deux stratégies ne répondent pas aux mêmes besoins, et elles ne conviennent pas aux mêmes profils.
Le 0% matière grasse : l’outil des sportifs et des régimes stricts
Popularisé en France par le Skyr au début des années 2010 et par des gammes comme Light&Free de Danone, ce type de produit cible principalement deux publics : les sportifs en phase de sèche et les personnes suivant un régime hyperprotéiné. Son principal atout ? Une densité calorique très faible (environ 40 kcal/100g) combinée à un apport élevé en protéines (jusqu’à 11g/100g pour le Skyr, contre environ 3,5g pour un yaourt classique).
Cette richesse en protéines s’explique par un procédé de fabrication spécifique : le Skyr est un fromage frais obtenu par fermentation prolongée et égouttage poussé du lait écrémé. Résultat : pour produire 100 g de Skyr, il faut 3 à 4 fois plus de lait que pour un yaourt classique. Cette technique concentre non seulement les protéines, mais aussi le calcium (environ 150 mg/100g, soit 15% des apports journaliers recommandés pour un adulte).
Côté macronutriments, le 0% MG se caractérise par :
- Protéines : 4 à 11g/100g (dont environ 80% de caséine, une protéine à digestion lente, intéressante pour la récupération musculaire nocturne).
- Lipides : 0 à 0,2g/100g (presque exclusivement des acides gras résiduels).
- Glucides : 4 à 6g/100g (principalement du lactose naturel, avec un indice glycémique modéré autour de 40).
Cette composition en fait un allié de choix pour les régimes à apport protéique élevé ou les phases de définition musculaire, où l’apport en protéines doit être augmenté sans surplus de calories. En revanche, l’absence presque totale de graisses peut limiter l’absorption des vitamines liposolubles (A, D, E, K), même si les quantités de ces vitamines dans ce type de dessert restent modestes.
Les allégés en sucre : le compromis gourmand pour éviter les fringales
À l’inverse, les desserts allégés en sucre (comme certains yaourts 0% Light&Free ou les fromages blancs 0% édulcorés) misent sur une réduction nette des glucides simples pour limiter les pics d’insuline. Leur teneur en sucres ne dépasse généralement pas 2g/100g, contre 4 à 5g pour un yaourt nature. Pour y parvenir, les industriels remplacent le sucre par des édulcorants intenses comme l’aspartame, le sucralose ou, dans les versions présentées comme plus « naturelles », la stévia.
Côté texture et goût, ces produits conservent souvent une faible teneur en matières grasses (2 à 3%) pour éviter une sensation trop sèche en bouche. Leur indice glycémique reste ainsi inférieur à 30, ce qui les rend adaptés aux personnes diabétiques ou à celles qui suivent un régime pauvre en glucides. Leur profil nutritionnel diffère toutefois nettement de celui des 0% MG :
- Protéines : 3 à 5g/100g (issues principalement de lait écrémé ou d’isolat de whey pour certaines versions « fitness »).
- Lipides : 0,5 à 2g/100g (principalement des acides gras saturés résiduels).
- Glucides : 1 à 3g/100g (dont 0 à 1g de sucres pour les versions les plus strictes).
Leur principal avantage ? Ils évitent la frustration gustative souvent associée aux aliments très peu caloriques, tout en maîtrisant la charge glucidique. En contrepartie, leur apport en protéines reste nettement inférieur à celui des produits 0% MG, ce qui les rend moins pertinents pour une récupération musculaire importante.
Deux approches, deux publics : qui vise quoi ?
Le choix entre ces deux familles de produits dépend surtout de vos objectifs nutritionnels et de votre rythme de vie. Le 0% MG s’adresse principalement :
- Aux sportifs en phase de sèche ou de prise de masse contrôlée, qui veulent maximiser l’apport en protéines sans excès de calories.
- Aux personnes suivant un régime hyperprotéiné (ex. régime Dukan) ou une stratégie à apport glucidique modéré.
- À ceux qui surveillent de près leur poids et leur tour de taille, car les protéines soutiennent la satiété et limitent le catabolisme musculaire.
Les desserts allégés en sucre conviennent davantage :
- Aux personnes diabétiques ou en prédiabète, soucieuses de contrôler leur glycémie au quotidien.
- À celles qui cherchent à limiter les fringales sans renoncer au goût sucré (adapté aux régimes équilibrés comme Weight Watchers).
- Aux consommateurs très sensibles au goût, pour qui un yaourt trop acide ou trop dense est dissuasif.
Enfin, les intolérants au lactose peuvent se tourner vers des versions sans lactose (chez Danone, Yoplait ou Fage), tandis que les végétaliens privilégieront des alternatives à base de soja, d’avoine ou d’amande (par exemple So Delicious ou des marques de distributeurs).
Composition et valeur nutritionnelle : qui l’emporte sur le papier ?
Pour départager ces deux options, il faut confronter leurs macronutriments, leur densité calorique et leurs micronutriments. Car même si 0% MG et allégés en sucre affichent tous deux un faible apport énergétique, leurs effets sur l’organisme ne sont pas identiques.

Protéines, lipides, glucides : la bataille des macronutriments
Premier critère : la teneur en protéines. Avec 4 à 11g/100g, le Skyr ou les yaourts HiPRO de Danone dominent nettement. Cette concentration s’explique par :
- L’écrémage poussé du lait, qui élimine presque tous les lipides tout en conservant les protéines.
- La fermentation prolongée, qui concentre naturellement les nutriments, comme pour les fromages.
- L’ajout éventuel d’isolat de whey dans certaines références (ex. yaourt protéiné Light&Free), qui fait monter l’apport jusqu’à 10g/100g.
Les desserts allégés en sucre s’appuient généralement sur des protéines un peu moins concentrées (lait écrémé ou caséine seule), avec des teneurs souvent inférieures à 5g/100g. Pour un sportif, la différence est de taille : les protéines du Skyr apportent tous les acides aminés essentiels en proportions favorables à la synthèse musculaire.
Côté lipides, le 0% MG est presque à zéro (0,1g/100g), tandis que les allégés en sucre conservent 2 à 3% de matières grasses pour la texture. Cela influe sur :
- La sensation de gras en bouche : les versions édulcorées paraissent plus onctueuses.
- L’absorption des vitamines liposolubles (A, D, E, K), même si ces produits en contiennent peu.
- Le rôle marginal des acides gras saturés résiduels sur le métabolisme, sans effet majeur aux quantités consommées.
Enfin, pour les glucides, les versions 0% MG affichent 4 à 6g/100g (surtout du lactose), contre 1 à 3g/100g dans les allégés en sucre, souvent exclusivement sous forme d’édulcorants. D’où un Skyr à indice glycémique modéré (autour de 40), quand les desserts édulcorés descendent à un IG inférieur à 30.
Calories et densité énergétique : qui aide vraiment à maigrir ?
Sur le papier, si l’on s’en tient aux valeurs énergétiques, le 0% MG garde une légère avance :
- Skyr : 40 à 50 kcal/100g (soit 60 à 80 kcal par pot de 150g).
- Yaourt 0% Light&Free : 50 à 60 kcal/100g (avec édulcorants).
- Fromage blanc 0% allégé en sucre : 45 à 55 kcal/100g.
La différence de 10 à 20 kcal par portion reste modeste et ne suffit pas, à elle seule, à expliquer une perte de poids marquée. En revanche, le pouvoir rassasiant des protéines du 0% MG pèse davantage : une portion apportant environ 20g de protéines (soit 2 pots de Skyr) peut réduire les fringales de 20 à 30% dans les deux heures qui suivent, selon une étude publiée dans le Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics en 2014.
Les allégés en sucre, eux, jouent davantage sur un effet de contrôle : en limitant les variations de glycémie, ils réduisent les pulsions vers le sucré. Une étude de l’INRAE (2022) a montré que les consommateurs de produits édulcorés avaient environ 15% moins de risques de grignoter dans les quatre heures suivant la prise, comparés à ceux qui consomment les versions sucrées classiques.
Micronutriments et ferments lactiques : le Skyr, mieux-disant sur les probiotiques
Au-delà des macronutriments, ces desserts se distinguent aussi par leur apport en micronutriments et en ferments lactiques. Le Skyr, en tant que fromage frais, est naturellement riche en :
- Calcium : environ 150 mg/100g (soit 15% des AJR), contre près de 100 mg pour un yaourt classique.
- Vitamine B12 : aux alentours de 0,3 µg/100g, utile au bon fonctionnement du système nerveux.
- Probiotiques : entre 1 et 10 milliards d’UFC/g (selon les marques), bénéfiques pour le microbiote intestinal.
Les versions allégées en sucre sont, elles, souvent pasteurisées après fermentation, ce qui détruit une partie des ferments lactiques naturels. Certaines marques (comme Activia) réintroduisent ensuite des probiotiques ciblés (Bifidus, Lactobacillus), mais leur efficacité dépend de leur survie jusqu’à la consommation et de la dose réellement ingérée.
Côté Nutri-Score, l’étiquette donne aussi quelques repères :
- Le Skyr est généralement classé en B (grâce à sa richesse en protéines et à son faible taux de sucre).
- Les yaourts allégés en sucre oscillent entre B et C, selon la présence d’édulcorants et la part de graisses ajoutées (les versions à la stévia s’en sortent souvent mieux).
Ce détail peut guider le choix des consommateurs qui cherchent à rester sur une alimentation équilibrée et à limiter les produits trop transformés.
Expérience utilisateur : texture, goût et polyvalence culinaire
Au-delà des chiffres, reste la question décisive : comment ces desserts s’intègrent-ils dans la vie de tous les jours ? Texture, goût et usages en cuisine peuvent faire la différence entre un produit adopté sur la durée et un achat ponctuel vite abandonné.
Onctuosité contre acidité : le défi du 0% matière grasse
Le principal point faible du 0% matière grasse tient à son manque de gras, qui influe directement sur la texture. Le Skyr, par exemple, présente une consistance épaisse et légèrement granuleuse, proche du fromage blanc, avec une acidité marquée liée à la fermentation lactique. Cette singularité divise nettement :
- Les amateurs apprécient son côté très nature et sa bonne tenue en bouche, pratique pour les smoothies ou les bowls protéinés.
- Les réticents lui reprochent un goût trop vif et une texture peu crémeuse, surtout s’il n’est pas bien refroidi.
Pour adoucir ces caractéristiques, certaines marques proposent des versions brassées plus lisses, ou des recettes aux fruits qui atténuent l’acidité. Même ainsi, le Skyr reste en général moins onctueux qu’un yaourt classique au lait partiellement écrémé.
À l’inverse, les desserts allégés en sucre conservent souvent 2 à 3% de matière grasse, ce qui garantit une texture plus souple. Ils sont perçus comme plus fondants, avec une acidité modérée et une fin de bouche plus douce. Une étude du cabinet d’études Sensoriel (2021) indique ainsi que 72% des consommateurs préféraient la texture des yaourts édulcorés à celle des versions 0% MG, toutes choses égales par ailleurs.
Pouvoir rassasiant : les protéines du Skyr face à la promesse de gourmandise
Sur le plan du pouvoir rassasiant, l’avantage tourne clairement au 0% matière grasse riche en protéines. Une portion de 150 g de Skyr (environ 15 g de protéines) peut réduire la sensation de faim de 30 à 40% dans les trois heures qui suivent, selon une méta-analyse publiée dans la revue Nutrients en 2023. Plusieurs mécanismes entrent en jeu :
- La digestion lente des protéines (notamment la caséine, absorbée sur 6 à 8 heures).
- L’effet volumique : le Skyr est plus dense qu’un yaourt standard, ce qui remplit davantage l’estomac.
- La stimulation des hormones de satiété (comme la leptine), liée à un fort apport protéique.
Les allégés en sucre s’appuient moins sur la satiété réelle que sur un effet de plaisir maîtrisé. En reproduisant le goût sucré sans calories, les édulcorants calment l’envie de sucre à court terme. Mais leur intérêt à long terme est discuté : certaines études, publiées notamment dans l’American Journal of Clinical Nutrition en 2020, suggèrent qu’ils pourraient entretenir l’attrait pour le sucre en activant les mêmes récepteurs que le saccharose, sans apporter le même effet de « satiété gustative ».
Sensations gustatives et usages culinaires : du smoothie au dessert travaillé
Les possibilités en cuisine diffèrent aussi d’un produit à l’autre. Le 0% matière grasse, et le Skyr en particulier, séduit de nombreux chefs et sportifs pour :
- Sa polyvalence : il peut remplacer la crème fraîche dans certaines sauces, soupes ou tartinables (par exemple un mélange Skyr + cacao en substitut allégé de pâte à tartiner).
- Son accord avec les fruits : son acidité se marie bien avec les baies, les fruits rouges ou les agrumes.
- Son usage en pâtisserie légère : il entre dans la composition de pancakes, muffins ou cheesecakes allégés.
Son goût marqué peut toutefois dominer certaines préparations s’il n’est pas dosé avec prudence. Pour des recettes salées, il est souvent utile de le mélanger à un peu de crème légère ou de fromage frais pour arrondir l’acidité.
Les desserts allégés en sucre ont été conçus d’abord pour une consommation directe. Leur goût neutre à légèrement sucré en fait de bons candidats pour :
- Les petits déjeuners, associés à des flocons d’avoine ou des fruits frais.
- Les collations de l’après-midi, où leur côté sucré apporte une pause plaisir sans explosion calorique.
- Les prises avant l’entraînement, grâce à leur indice glycémique bas qui limite le coup de barre.
En cuisine, leur faible teneur en graisses leur confère un pouvoir liant limité. Ils se prêtent donc moins bien aux préparations qui exigent de la tenue (comme certaines quiches ou flans) et restent surtout utilisés tels quels, éventuellement mélangés à d’autres ingrédients (yaourt et compote, par exemple).
Impact santé et performance : bénéfices et points de vigilance à long terme
Au-delà des calories et du plaisir gustatif, ces desserts ont un véritable effet sur la santé. Consommés régulièrement, ils peuvent influencer votre métabolisme, votre microbiote et votre récupération musculaire. Les données scientifiques disponibles permettent déjà de dégager quelques tendances.
Gestion de l’insuline et pics glycémiques : avantage aux produits peu sucrés
Premier enjeu de santé publique : l’impact sur la glycémie. Sur ce terrain, les desserts allégés en sucre gardent un net avantage :
- Leur indice glycémique est inférieur à 30, contre environ 40 pour le Skyr.
- Ils limitent les pics d’insuline, ce qui les rend adaptés aux diabétiques de type 2 ou aux personnes en résistance à l’insuline.
- Une étude de l’INSERM publiée en 2021 a montré qu’une consommation régulière de produits laitiers allégés en sucre était associée à une baisse d’environ 25% du risque de syndrome métabolique sur cinq ans.
Reste la question des édulcorants artificiels (comme l’aspartame ou le sucralose), qui suscitent toujours des débats. L’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) a fixé des doses journalières admissibles – 40 mg/kg de poids corporel pour l’aspartame –, mais plusieurs travaux publiés, notamment dans Nature en 2019, suggèrent qu’ils pourraient :
- Modifier le microbiote intestinal, en favorisant certaines souches bactériennes.
- Entretenir le goût pour le sucré, en activant les récepteurs du sucre sans apporter de calories.
- Favoriser légèrement la prise de poids à long terme, via des mécanismes encore mal élucidés.
Pour réduire ces incertitudes, mieux vaut privilégier les produits édulcorés à la stévia ou à l’érythritol, même si l’effet de ces alternatives sur la santé à long terme reste, lui aussi, en cours d’étude.
Récupération musculaire : le Skyr, référence pour l’apport protéique
Sur le volet performance sportive, le 0% matière grasse riche en protéines s’impose. Son taux de protéines élevé (jusqu’à 11g/100g) en fait un allié de choix pour :
- La récupération musculaire après l’effort, grâce à un profil complet en acides aminés essentiels.
- La synthèse protéique, avec un score d’efficacité protéique supérieur à celui des yaourts classiques.
- La préservation de la masse musculaire en période de déficit calorique.
Une étude publiée dans le Journal of the International Society of Sports Nutrition en 2022 a montré que la consommation d’environ 20 g de protéines issues de Skyr après un entraînement augmentait la synthèse protéique musculaire de près de 22% par rapport à un placebo. Cette efficacité est liée en grande partie à sa forte teneur en caséine, qui libère progressivement ses acides aminés.
Son faible apport en lipides peut en revanche limiter légèrement l’absorption des vitamines liposolubles (A, D, E, K). Dans les faits, ces vitamines restent surtout apportées par d’autres aliments de l’alimentation courante, et ce point n’est problématique que si l’ensemble du régime est déséquilibré. Pour les sportifs, ajouter des sources de bonnes graisses (oléagineux, avocat, huiles végétales de qualité) dans la journée compense largement ce manque.
Édulcorants et additifs : faut-il s’inquiéter des listes d’ingrédients ?
Au-delà des édulcorants, les additifs des desserts allégés en sucre méritent un examen attentif. Parmi les plus fréquents :
- Les épaississants (comme la gomme de guar ou la carraghénane) : ils améliorent la texture, mais peuvent irriter le tube digestif chez les personnes sensibles.
- Les stabilisants (ex. phosphate de calcium) : utilisés pour éviter la séparation de la phase liquide, ils sont considérés comme peu préoccupants aux doses autorisées, mais leur accumulation à long terme est encore peu documentée.
- Les arômes artificiels : certains composés (comme le benzaldéhyde) sont suspectés d’effets neurotoxiques à forte dose, bien que les quantités présentes dans les yaourts restent très en deçà des seuils jugés critiques.
En réponse aux attentes des consommateurs, des groupes comme Danone ou Yoplait développent des recettes dites « clean label », avec des listes d’ingrédients raccourcies. Ces références sont toutefois plus chères et peuvent présenter une texture ou un goût légèrement différents.
Côté Skyr, la composition est souvent plus épurée : lait, ferments lactiques, sel. Certaines versions premium, comme le Skyr islandais nature, ne contiennent aucun stabilisant, ce qui en fait une option plus brute. En contrepartie, le prix reste élevé : autour de 1,20€ les 150 g, soit 2 à 3 fois plus qu’un yaourt 0% de marque distributeur (environ 0,40€ les 125 g).
Dans tous les cas, ces produits peuvent perturber le transit chez certains consommateurs intolérants au lactose ou sensibles aux ferments lactiques. Dans cette situation, il est préférable de se tourner vers des versions sans lactose ou vers des alternatives végétales (soja, amande, avoine).
Verdict : quel produit choisir selon votre profil ?
Une fois passés au crible la composition, la texture, le goût et les effets sur la santé, le choix se fait surtout en fonction de votre mode de vie, de vos objectifs et de votre budget. Aucun de ces produits n’est « parfait » en soi : tout dépend de l’usage que vous en faites et de la fréquence de consommation.

Profil sportif et musculation : le Skyr garde une longueur d’avance
Si vous êtes sportif, que vous pratiquez la musculation, la course à pied ou un sport d’endurance, le 0% matière grasse très protéiné (et le Skyr en particulier) reste l’option la plus adaptée. Pour résumer :
- Apport protéique élevé : 15 à 20 g de protéines par portion, avec un profil d’acides aminés complet pour la récupération.
- Faible densité calorique : idéal pour les phases de sèche ou de définition sans sacrifier la masse musculaire.
- Satiété importante : limite les fringales et les grignotages entre les repas.
- Polyvalence en cuisine : compatible avec de nombreuses recettes post-entraînement (bowls, pancakes, sauces froides).
Nos références à privilégier : le Skyr islandais nature (sans additifs, environ 11g de protéines/100g) ou le yaourt HiPRO de Danone (enrichi en isolat de whey, autour de 10g de protéines/100g). Pour les budgets plus serrés, le fromage blanc 0% de Fage constitue un compromis intéressant, avec près de 7g de protéines/100g pour un tarif plus accessible.
Profil perte de poids et régime : l’allégé en sucre pour limiter la frustration
Si votre objectif principal est une perte de poids progressive, sans programme sportif intensif, les desserts allégés en sucre peuvent représenter une option plus facile à tenir dans la durée. Ils permettent de :
- Limiter les pics d’insuline, ce qui freine le stockage des graisses abdominales.
- Satisfaire l’envie de sucré, réduisant le risque de craquages sur des produits beaucoup plus caloriques.
- S’intégrer facilement dans un régime équilibré (type Weight Watchers ou programmes encadrés par un diététicien).
Deux conditions toutefois pour qu’ils soient vraiment utiles :
- Privilégier les versions édulcorées à la stévia ou à l’érythritol, plutôt que celles à base d’aspartame ou de sucralose.
- Les associer à une alimentation riche en fibres (légumes, fruits entiers, céréales complètes) afin de stabiliser la glycémie sur la journée.
Parmi les produits repères : le yaourt Light&Free 0% à la vanille (édulcoré à la stévia, environ 50 kcal/100g) ou le fromage blanc 0% sans sucre ajouté de Fage (naturellement peu sucré, autour de 60 kcal/100g). Mieux vaut limiter les versions riches en aspartame si vous êtes sensible aux additifs ou sujet aux maux de tête.
Rapport qualité/prix et accessibilité : le 0% classique reste la valeur sûre
Si le prix est votre critère déterminant, tous les desserts protéinés ne jouent pas dans la même catégorie. Voici quelques repères de coûts en 2026 (prix moyens observés en France) :
| Produit | Prix (pour 100g) | Protéines (pour 100g) | Calories (pour 100g) |
|---|---|---|---|
| Skyr islandais nature | 1,20 € | 11 g | 42 kcal |
| Yaourt HiPRO de Danone | 0,90 € | 10 g | 50 kcal |
| Yaourt Light&Free 0% vanille | 0,70 € | 3,5 g | 50 kcal |
| Fromage blanc 0% nature (marque distributeur) | 0,40 € | 7 g | 60 kcal |
Les écarts sont nets : le Skyr et les yaourts HiPRO coûtent en moyenne 2 à 3 fois plus qu’un fromage blanc 0% classique. La différence s’explique par :
- Un processus de fabrication plus long (fermentation et égouttage plus poussés pour le Skyr).
- L’ajout d’ingrédients valorisés (isolat de whey, probiotiques spécifiques, arômes travaillés).
- Le positionnement de marque (les produits Danone ou Fage restent plus chers que les marques de distributeurs).
Pour un bon rapport qualité/prix, vous pouvez vous orienter vers :
- Les fromages blancs 0% de marques de distributeurs (ex. Carrefour, Monoprix) : autour de 7 g de protéines/100g pour environ 0,40€.
- Les yaourts 0% allégés en sucre en promotion (ex. Yoplait 0%) : environ 3,5 g de protéines/100g pour près de 0,60€.
- Le Skyr en format familial (pots d’1 kg) : jusqu’à 30% moins cher au kilo que les petits conditionnements.
Enfin, pour une alternative laitière simple et efficace, les yaourts grecs 0% (comme ceux de Fage) offrent un compromis intéressant : autour de 10 g de protéines/100g pour environ 0,80€, avec une texture généralement plus onctueuse que celle du Skyr.













